Guide de la Sicile




 

La Sicile, rencontre de civilisations



 

La Sicile, à mi-chemin entre l’Europe et l’Afrique est un monde en soi. C’est à Syracuse, dans le sud-est que nous entamons notre découverte de la plus grande île de la Méditerranée. Nous commençons avec son centre historique Ortygie, logé sur une péninsule. Son marché est une merveille de nostalgie et de culture italienne. Des produits frais, aux couleurs vibrantes sont étalés entre exclamations et gestes typiquement italiens. Nous décidons ensuite de goûter à une gelato face au majestueux Duomo de Syracuse, imposante et baroque. C’est sur la terre ferme, à Néapolis que les classicistes parmi nous profitent du patrimoine considérable de la région, berceau de civilisations antiques.



 

La péninsule de Trapani, dans le nord-ouest en vaut le détour, avec son port bordé de maisons blanches de pêcheurs et ses rues piétonnes aux maisons baroques. C’est Palerme qui fascinera les amateurs d’art et d’histoire dans une ville teintée de plusieurs vagues d’occupation comme le reste de la Sicile: normande, arabe, espagnole. Dans ce véritable carrefour de cultures se mêlent mosaïques Byzantines, églises baroques et marchés-souks. De hauts dattiers encerclent de sublimes palazzos sous un soleil brûlant. Nous ne cessons d’être intrigués par les contrastes de cette ville aux multiples facettes. Elle arbore à la fois de grandes avenues aux boutiques de luxe bordées de palmiers et des dédales de ruelles aux marchés agités. Un voyage à Palerme n’est pas complet sans des visites dans ses musées. La Galerie d’Art Moderne de Palerme mélange grands maîtres italiens du 19ème et 20ème siècle ainsi que des artistes contemporains très côtés. Et comme partout en Sicile on profite de la cuisine typique. On se délecte de cannolis après un couscous au poisson. Cette gastronomie, riche d’influences diverses dépend d’ingrédients locaux: ricotta, crustacés, pistaches et amandes…



 

Pour profiter de l’étendue de ce que la Sicile a à offrir, une visite des îles éoliennes semble évidente. C’est à Lipari que nous levons l’ancre, l’île la plus grande et plus habitée de ce chapelet d’îles volcaniques qui semble être figé depuis l’Odyssée. Sur cet îlot escarpé, la mer et le ciel sont bleus, les villages blancs. La côte est sauvage, rocheuse et peu développée, pour notre plus grand bonheur. Inaccessible en voiture, la mer se mérite, à pied.



 

La Sicile constitue décidément un pont entre entre orient et occident, passés plus ou moins lointains. Ces influences sont évidentes dans l’architecture comme dans les marchés et la cuisine. Les amateurs d’Italie y trouveront une version brute, authentique des villes du continent. Goethe disait après tout, “On ne peut se faire une idée de l'Italie sans voir la Sicile. C'est en Sicile que se trouve la clef de tout."



 

Quand visiter la Sicile



 

C’est entre avril et juin que la Sicile est particulièrement agréable. Les températures sont douces sans être aussi brûlantes qu’en été, la mer assez chaude pour se baigner. En hiver, le vent et la pluie sont courants, et de nombreux établissements, même dans les villes les plus touristiques, sont malheureusement fermés.



 

Comment y aller?


 

On arrive en Sicile par avion, aux aéroports de Catane ou Palerme. Ensuite, c’est en voiture qu’on arpente ses nombreuses régions . Les routes au bord de mer sont particulièrement charmantes. Pour les îles Eoliennes de nombreux ferries sont disponibles tous les jours, dès le printemps.


 

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